Extension de VMDK sous linux, déport d’affichage, XMing

closeCet article a été publié il y a 2 ans 7 mois 16 jours, il est donc possible qu’il ne soit plus à jour. Les informations proposées sont donc peut-être expirées.

xming_logoRécemment je devais agrandir un disque virtuel (VMDK) d’une machine Debian virtuelle tournant sous VMWARE ESXi.
Le cas de figure facile : un disque de données que je peux démonter en live, trifouiller, agrandir et remonter sur le système. Par opposition au cas où c’est un disque/partition utilisé par le système : /, /var etc.

Sauf que d’habitude, arrivé à l’étape avec l’outil parted, ça se passe bien, je peux agrandir. Ben pas là. J’en suis venu à gparted car lui fait ce qu’il faut pour contourner le problème. Ca m’a évité des lignes de commandes tordues (certainement avec tune2fs ou debug2fs) et un risque certain de foirer mon disque, aussi virtuel soit-il…

Et ce billet sera juste un rappel : même sur une machine mode texte, sans interface graphique, on peut quand même utiliser les outils graphiques, même depuis un poste Windows (mon cas présentement). Ce déport d’affichage existe depuis des décennies sous Linux et on l’oublie un peu parfois.

La manip d’agrandissement

En quelques mots, j’ai démonté le disque, l’ai agrandi depuis vSphere. Au niveau système, le linux ne voit rien tant qu’on ne scanne pas à nouveau les disques. A une époque, je me souviens d’un outil type rescan-scsi-bus, je ne sais plus trop ce qu’il en est, mais on peut forcer à relire les caractéristiques de tous les disques simplement :
for i in /sys/class/scsi_device/*
do
echo 1 > ${i}/device/rescan
done

A ce moment là, avec un print free sous parted, on voit bien les partitions et l’espace vide derrière.
On peut tenter d’agrandir :

parted /dev/sdX
resize 1

puis indiquer la position de départ (la même qu’actuellement)
puis indiquer la position de fin, à priori le bout du disque qu’on vient d’agrandir.
Sauf que moi, ça me sortait l’erreur suivante :
(parted) resize 1
WARNING: you are attempting to use parted to operate on (resize) a file system.
parted's file system manipulation code is not as robust as what you'll find in
dedicated, file-system-specific packages like e2fsprogs. We recommend
you use parted only to manipulate partition tables, whenever possible.
Support for performing most operations on most types of file systems
will be removed in an upcoming release.
Start? [1049kB]?
End? [42,9GB]? 75,2GB
Error: File system has an incompatible feature enabled. Compatible features are has_journal, dir_index, filetype, sparse_super and large_file. Use tune2fs or debugfs to remove
features.
(parted) quit

Et comme gparted se débrouille très bien de cela, je me suis dit que j’allais l’utiliser à distance.

Le déport d’affichage avec gparted et XMing

J’ai donc ressorti ce bon vieux XMing – qui est donc un serveur X pour Windows – que j’ai lancé avec autorisation d’afficher tout ce qu’on lui présente (équivalent du xhost +, cf. plus bas), soit en le lançant comme suit : xming.exe -multiwindow -ac. C’est le « -ac » qui fait tout le boulot 🙂
De là, j’indique au serveur Linux de déporter l’affichage vers ma machine (Windows) : export DISPLAY=m.o.n.ip:0.0, je lance gparted et ô miracle, j’ai la fenêtre graphique sur mon Windows 🙂

Et si vous attaquez le serveur depuis une machine Linux, vous pouvez tout simplement indiquer un DISPLAY égal à votre PC, en autorisant l’affichage d’applications venues d’autre part. De manière bourrine un xhost +, et pour être plus finaud… lisez man xhost.

Voilà voilà, ticket rapide mais qui peut rendre service. Du moins je l’espère.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *